Le burn-out maternel

Voici mon nouvel article pour lesmamans.fr !

Le terme « burn-out » s’applique habituellement à la sphère professionnelle mais il peut aussi concerner les parents, et il n’est pas exagéré de parler d’épuisement maternel.

Le burn-out maternel : pas uniquement de la fatigue

Si le burn-out est d’abord caractérisé par une fatigue profonde, il est aussi le fruit d’un sentiment d’échec et de désinvestissement. En effet, s’occuper de ses petits est un travail colossal auquel nous n’avons le plus souvent pas été préparées. Et même si la société évolue, dans la plupart des foyers nous sommes encore loin d’une répartition équitable des tâches entre hommes et femmes.

burn out maternel pleursLe sentiment d’échec et d’incompétence est également typique de ce phénomène. Le stéréotype d’une maternité merveilleuse, coulant de source, a la vie dure. En étant comblées d’un tel bonheur, souvent ardemment désiré… De quel droit nous plaindrions-nous ? Mais la réalité est tout autre, même si être mère peut bien sûr apporter des joies immenses. Et plutôt que de remettre ce mythe en question, nous avons vite fait de nous culpabiliser. Ce sentiment peut être décuplé quand il s’agit de se poser la question de reprendre ou pas le travail.

Enfin, épuisement et culpabilité finissent par conduire au désinvestissement. Car comme l’explique la psychologue Isabelle Filliozat dans Il n’y a pas de parents parfaits, la seule issue de la mère est alors « de se couper émotionnellement de la source de stress, afin de minimiser les fuites d’énergie et de continuer de remplir, comme un automate, les tâches qu’elle ne peut fuir ». Et ce désinvestissement entraîne très vite une détérioration de la relation avec son enfant.

Un mal difficile à accepter…

Nous paburn out maternelssons toutes plus ou moins régulièrement par des phases d’épuisement et de découragement, surtout avec de jeunes enfants ; c’est lorsque la situation se prolonge qu’elle devient réellement problématique. Mais dans une société où le travail des parents est peu reconnu, voire déconsidéré, et qui nous pousse à maintenir l’illusion que tout va bien, on peut mettre très longtemps à repérer et à admettre qu’on souffre de burn-out. Sortir du déni et de l’isolement est une étape difficile, mais indispensable.

Lâcher prise, demander de l’aide et prendre soin de soi.

Pour y parvenir, échanger avec d’autres parents est d’une grande aide : constater que l’on n’est pas la seule à éprouver des difficultés apporte un grand réconfort et permet de déculpabiliser. Partager ses expériences, services, trucs et astuces, trouver du relais… quand on a des enfants, avoir un réseau de soutien est primordial ! On peut trouver ce réseau auprès de ses proches, bien sûr, mais aussi dans des groupes de parole ou des ateliers sur la parentalité.

Auteur : raphoulette

Consultante parentale... une sorte de Mary Poppins ! Mon métier : accompagner les parents et tous ceux qui côtoient des enfants vers plus de bienveillance et de créativité.

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